Les yeux jaunes des crocodiles, Katherine Pancol

Les yeux jaunes des crocodiles, Katherine Pancol
Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol


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4eme de couverture :

Ce roman se passe à Paris.
Et pourtant on y croise des crocodiles.
Ce roman parle des hommes.
Et des femmes. Celles que nous sommes,
celles que nous voudrions être,
celles que nous ne serons jamais,
celles que nous deviendrons peut-être.
Ce roman est l'histoire d'un mensonge.
Mais aussi une histoire d'amours,
d'amitiés, de trahisons, d'argent, de rêves.
Ce roman est plein de rires et de larmes.
Ce roman, c'est la vie.


Mon point de vue :

Un livre bien sympathique, histoire assez simple, mais on s'accroche très vite ! Peut-être un petit peu long par moment mais ça se lit facilement... Ce n'est pas de la grande Littérature mais c'est un genre qui me plait bien, j'ai lu quelques comparaisons avec Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda, mais pour moi celui d'Anna Gavalda reste tout de même le meilleur!

Extrait :

"_ C'est moi qui suis impossible. Je vais mieux quand vous êtes là. Vous m'apaisez, j'aime parler avec vous...
Elle posa sa tête sur son épaule et se laissa aller. Elle respirait son odeur, cherchant à identifier la verveine et le citron, le bois de santal et l'écorce d'oranger, se demandant si c'était le même parfum que celui de la publicité. Les réverbères des avenues défilaient par la fenêtre ; elle souhaitait que la promenade dans la nuit ne se termine jamais. Le bras de Luca autour de sa taille, le silence de la nuit, le bercement régulier de la voiture et les arbres maigres qui se dressaient, blafards dans les phares. Elle s'abandonna sans plus réflecir quand il l'embrassa. Un long baiser doux, tendre qui ne s'interrompit que parce que le taxi s'était arrêté devant l'hôtel.

Nombre de pages :

659

Evaluation :

♥♥♥♥


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# Posté le dimanche 23 septembre 2007 08:31

Modifié le samedi 22 mars 2008 15:51

La grammaire est une chanson douce, Erik Orsenna

La grammaire est une chanson douce, Erik Orsenna
La grammaire est une chanson douce d'Erik Orsenna


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4eme de couverture :

Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t'aime. Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps. Il me sembla qu'elle nous souriait, la petite phrase. Il me sembla qu'elle nous parlait : Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j'ai trop travaillé. Il faut que je me repose. Allons, allons, je t'aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pied. Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi.
Tout le monde dit et répète je t'aime . Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver.


Mon point de vue :

J'avais reperé ce livre sur le blog de Book-Addicted, tout d'abord attirée par le titre et comme il avait une bonne critique j'ai voulu me lancer! Et bien je ne regrette pas, c'est assez enfantin mais vraiment beau ! Se lit très rapidement donc à ne pas manquer pour tous ceux qui voudraient se réconcilier avec notre chère Grammaire !

Extrait :

Bientôt

Nombre de pages :

151

Evaluation :

♥♥♥♥♥


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# Posté le lundi 24 septembre 2007 15:06

Modifié le samedi 22 mars 2008 15:51

Elle n'était pas d'ici, Patrick Poivre d'Arvor

Elle n'était pas d'ici, Patrick Poivre d'Arvor
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Elle n'était pas d'ici de Patrick Poivre d'Arvor


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4eme de couverture :

" Puisque Solenn a choisi de mettre fin au combat qu'elle menait depuis trois ans contre les démons de sa maladie, je voudrais, comme Patrick, que sa disparition soit un signal d'alarme. J'aimerais que ce livre, écrit dans l'urgence de la douleur, soit un cri vers tous ceux et celles, adolescents ou préadolescents, qui seraient tentés par la terrible impasse du suicide. La souffrance qui se lit dans ces pages, à travers les lettres reçues, est celle, indicible, de Solenn et de milliers d'autres. C'est celle aussi des parents qui assistent, impuissants, à la destruction de leur enfant. Si cette souffrance qui a été la nôtre peut aider tous ceux qui ont été ou vont être confrontés à l'anorexie ou à la boulimie, alors Solenn ne sera pas morte pour rien. "
Véronique Poivre d'Arvor


Mon point de vue :

En farfouillant dans les livres de ma mère, je suis tombée sur celui-là, ayant déjà lu les Lettres à l'absente me suis dit que ça pouvait être intéressant... J'ai été captivée par celui-là, je le trouve 10 fois mieux que l'autre, on y aborde plus le thème de la maladie et le ressenti de Solenn, livre très émouvant j'ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux en le lisant, en plus ça se lit très rapidement, alors pourquoi s'en passer?!

Extrait :

Bientôt

Nombre de pages :

165

Evaluation :

♥♥♥♥


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# Posté le mercredi 10 octobre 2007 08:44

Modifié le samedi 22 mars 2008 15:50

Le mariage de Figaro, Beaumarchais

Le mariage de Figaro, Beaumarchais
Le mariage de Figaro de Beaumarchais


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4eme de couverture :

Horloger, journaliste, musicien, séducteur gentilhomme de cour, affairiste, espion et marchand d'armes, Beaumarchais a le génie de la vie. Danseur, poète, entremetteur, insolent comme lui, le Figaro du Barbier de Séville tire les ficelle 'un complot amoureux entre un tuteur grognon et une pupille fine mouche. Une comédie irrésistible, étincelante. A Paris, jamais on ne s'est tant amusé au théâtre. Plus gai, plus insolent, plus subversif encore, le figaro du Mariage, dix années durant, brave les censeurs, les ligues de vertu, le roi. En 1784, il triomphe à la Comédie-Française. C'est une des premières émeutes de la Révolution. Le valet n'accepte plus sa condition. Il défie son maître, d'égal à égal. La religion, l'aristocratie, la monarchie en sortent bafouées. Les larmes sous le rire, le célèbre monologue de Figaro sonne encore comme un des plus beaux chants de la condition humaine.


Mon point de vue :

Contrainte et forcée de lire cette pièce pour le bac de français, je l'ai donc lue. Que dire à part que c'est du théatre, une comédie plus précisemment, et comme dans la plupart des comédies on y retrouve des quiproquos, des amours détournés et j'en passe .... Le théâtre est un genre qui ne plaît pas spécialement du fait qu'on retrouve un peu toujours la même chose donc ça se lit mais sans plus particulier.

Extrait :

BARTHOLO lit: " Je soussigné reconnais avoir reçu de Damoiselle, etc., Marceline de Verte-Allure, dans le château d'Aguas-Frescas, la somme de deux mille piastres fortes cordonnées; laquelle somme je lui rendrai à sa réquisition, dans ce château; et je l'épouserai, par forme de reconnaissance, etc. " Signé Figaro, tout court. Mes conclusions sont au payement du billet, et à l'exécution de la promesse, avec dépens. (Il plaide.) Messieurs... jamais cause plus intéressante ne fut soumise au jugement de la Cour! et depuis Alexandre le Grand, qui promit mariage à la belle Thalestris ...

LE COMTE, interrompant: Avant d'aller plus loin, avocat, convient-on de la validité du titre?

BRID'OISON, à Figaro: Qu'oppo... qu'oppo-osez-vous à cette lecture?

FIGARO: Qu'il y a, Messieurs, malice, erreur, ou distraction dans la manière dont on a lu la pièce; car il n'est pas dit dans l'écrit: "laquelle somme je lui rendrai et je l'épouserai"; mais: "laquelle somme je lui rendrai, ou je l'épouserai"; ce qui est bien différent.

LE COMTE: Y a-t-il et, dans l'acte, ou bien ou?

BARTHOLO: Il y a et.

FIGARO: Il y a ou.

BRID'OISON: Dou-ouble-Main, lisez vous-même.

DOUBLE-MAIN, prenant le papier: Et c'est le plus sûr; car souvent les parties déguisent en lisant. (Il lit.) " E. e. e. Damoiselle e. e. e. de Verte-Allure e. e. e. Ah! laquelle somme je lui rendrai à sa réquisition, dans ce château... et.. ou... et.. ou... " Le mot est si mal écrit... il y a un pâté.

BRID'OISON: Un pâ-âté? je sais ce que c'est.

BARTHOLO, plaidant: Je soutiens, moi, que c'est la conjonction copulative et qui lie les membres corrélatifs de la phrase; je payerai la demoiselle, et je l'épouserai.

FIGARO, plaidant: Je soutiens, moi, que c'est la conjonction alternative ou qui sépare lesdits membres; je payerai la donzelle, ou je l'épouserai: à pédant, pédant et demi; qu'il s'avise de parler latin, j'y suis grec je l'extermine.

LE COMTE: Comment juger pareille question?

BARTHOLO: Pour la trancher, Messieurs, et ne plus chicaner sur un mot, nous passons qu'il y ait ou.

FIGARO: J'en demande acte.

BARTHOLO: Et nous y adhérons. Un si mauvais refuge ne sauvera pas le coupable: examinons le titre en ce sens. (Il lit.) "Laquelle somme je lui rendrai dans ce château où je l'épouserai." C'est ainsi qu'on dirait, Messieurs: "vous vous ferez saigner dans ce lit où vous resterez chaudement" , c'est "dans lequel". "Il prendra deux gros de rhubarbe où vous mêlerez un peu de tamarin", dans lesquels on mêlera. Ainsi "château où je l'épouserai", Messieurs, c'est "château dans lequel".

FIGARO: Point du tout: la phrase est dans le sens de celle-ci: "ou la maladie vous tuera, ou ce sera le médecin; ou bien le médecin"; c'est incontestable. Autre exemple: "ou vous n'écrirez rien qui plaise, ou les sots vous dénigreront; ou bien les sots"; le sens est clair; car, audit cas, "sots ou méchants" sont le substantif qui gouverne. Maître Bartholo croit-il donc que j'aie oublié ma syntaxe? Ainsi, je la payerai dans ce château, virgule; ou je l'épouserai...


Nombre de pages :

211

Evaluation :

♥♥♥♥♥


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# Posté le dimanche 16 décembre 2007 09:56

Modifié le samedi 22 mars 2008 15:50

Des Cannibales, Les essais de Montaigne

Des Cannibales, Les essais de Montaigne
Des Cannibales, Les Essais de Montaigne


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4eme de couverture :

Montaigne ne passa pas à côté de l'événement majeur qui ébranla la Renaissance : la découverte du Nouveau Monde. Il évoque dans Des cannibales (Essais, livre I) le choc sanglant entre la " civilisation " et la " sauvagerie ". Il dispose d'un témoignage de première main, ayant eu à son service l'un des membres de l'expédition coloniale française en terre de Brésil, de 1555 à 1557. Ce qu'il apprend des peuplades lui inspire avant tout l'idée que " chacun appelle barbarie ce qui n'est pas de son usage ". Jugeant les pratiques de torture des Européens plus cruelles que l'anthropophagie des sauvages, Montaigne inverse la hiérarchie habituelle et ouvre la voie à l'ethnologie moderne d'un Lévi-Strauss.

Mon point de vue :

Première fois que je lis des essais, toujours un texte pour le bac de français, je partais avec un point de vue un peu mitigé mais finalement ce chapitre s'est révélé assez intéressant pas extrêmement difficile à lire et très court. Un point de vue intéressant qui nous pousse à réfléchir sur cette question " Mais qui sont les plus barbares ?" entre européens et cannibales. donc à lire si vous avez un tout petit peu de temps à tuer !

Extrait :

Les lois naturelles leur commandent encore (...) c'est un peuple , dirais-je à Platon, dans lequel il n'y a aucune espèce de trafic, nulle connaissance des lettres, nulle science des nombres, nul nom de magistrat ni supériorité politique, nul usage de service( c'est-à-dire pas d'esclavage), ni richesse, ni pauvreté, nul contrat, nulle succession, nul partage, nulle occupation qu'oisive, nul respect de la parenté que commun, nul vêtement, nulle agriculture, nul métal, nul usage du vin ou du blé. Les paroles mêmes qui signifient le mensonge, la trahison, la dissimulation, l'avarice, l'envie, la médisance, le pardon : inouïes. Combien il trouverait la République qu'il a imaginée loin de cette perfection.

Nombre de pages :

Pour ce chapitre uniquement , 13

Evaluation :

♥♥♥♥♥


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# Posté le dimanche 16 décembre 2007 10:22

Modifié le samedi 22 mars 2008 15:49