Le supplément au voyage de Bougainvillet de Denis Diderot
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4eme de couverture :
Les Tahitiennes sont fières de montrer leur gorge, d'exciter les désirs, de provoquer les hommes à l'amour. Elles s'offrent sans fausse pudeur aux marins européens qui débarquent d'un long périple. Dans les marges du récit que Bougainville a donné de son voyage, Diderot imagine une société en paix avec la nature, en accord avec elle-même. Mais l'arrivée des Européens avec leurs maladies physiques et surtout morales ne signifie-t-elle pas la fin de cette vie heureuse? Entre l'information fournie par Bougainville et l'invention, Diderot fait dialoguer deux mondes, mais il fait surtout dialoguer l'Europe avec elle-même. Il nous force à nous interroger sur notre morale sexuelle, sur nos principes de vie, sur le colonialisme sous toutes ses formes. Il nous invite à rêver avec lui à un paradis d'amours impudiques et innocentes. La petite île polynésienne ne représente-t-elle pas la résistance à toutes les normalisations?
Mon point de vue :
Petite Surprise avec ce livre, lecture étant imposée par ma prof de français, je m'attendais à un truc guère intéressant ( ma prof n'ayant pas l'habitude de nous donner des livres passionants...), et puis finalement ce ne fut pas si désagréable à lire, je l'ai lu deux fois pour être sure d'avoir bien compris, et j'en garde un bon souvenir. Ce livre véhicule certaines idées à propos des tabous de la société, de la contradiction des lois entre elles...etc, donc pour ceux qui comme moi passent le bac de français à la fin de l'année, ça ne vaut pas le coup de s'en passer! De plus le texte intégral est disponible gratuitement sur Internet ici Extrait :
OROU - Ces préceptes singuliers, je les trouve opposés à la nature, con¬traires à la raison, faits pour multiplier les crimes, et fâcher à tout moment le vieil ouvrier qui a tout fait sans tête, sans mains et sans outils ; qui est partout et qu'on ne voit nulle part ; qui dure aujourd'hui et demain et qui n'a pas un jour de plus ; qui commande et qui n'est pas obéi ; qui peut empêcher et qui n'empêche pas. Contraires à la nature, parce qu'ils supposent qu'un être sen¬tant, pensant et libre peut être la propriété d'un être semblable à lui. Sur quoi ce droit serait-il fondé ? Ne vois-tu pas qu'on a confondu dans ton pays la chose qui n'a ni sensibilité, ni pensée, ni désir, ni volonté, qu'on quitte, qu'on prend, qu'on garde, qu'on échange, sans qu'elle souffre et sans qu'elle se plai¬gne, avec la chose qui ne s'échange point, qui ne s'acquiert point, qui a liberté, volonté, désir, qui peut se donner ou se refuser pour un moment, se donner ou se refuser pour toujours, qui se plaint et qui souffre, et qui ne saurait devenir un effet de commerce sans qu'on oublie son caractère et qu'on fasse violence à la nature ?
Nombre de pages :
60
Evaluation :
♥♥♥♥♥
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