La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, Philippe Delerm

La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, Philippe Delerm



La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules de Philippe Delerm


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4eme de couverture :

« C'est facile, d'écosser les petits pois. Une pression du pouce sur la fente de la gousse et elle s'ouvre, docile, offerte. Quelques-unes, moins mûres, sont plus réticentes - une incision de l'ongle de l'index permet alors de déchirer le vert, et de sentir la mouillure et la chair dense, juste sous la peau faussement parcheminée. Après, on fait glisser les boules d'un seul doigt. La dernière est si minuscule... L'écossage des petits pois n'est pas conçu pour expliquer, mais pour suivre le cours, à léger contretemps. Il y en aurait pour cinq minutes mais c'est bien de prolonger, d'alentir le matin, gousse à gousse, manches retroussées. On passe les mains dans les boules écossées qui remplissent le saladier. C'est doux ; toutes ces rondeurs contiguës font comme une eau vert tendre, et l'on s'étonne de ne pas avoir les mains mouillées. Un long silence de bien-être clair, et puis il y aura juste le pain à aller chercher."

Mon point de vue:

Après avoir lu la critique de ce livre ici je me suis empressée de l'acheter! Et bien pas du tout déçue au contraire, ce livre remonte le moral, donne le sourire. Tout lecteur peut s'identifier à des passages. En ennumérant divers plaisirs, ce livre en devient un... Franchement à lire !

Extrait:

Le dimanche soir

Le dimanche soir! On ne met pas la table, on ne fait pas un vrai dîner. Chacun va tour à tour piocher au hasard de la cuisine un casse-croûte encore endimanché -- très bon le poulet froid dans un sandwich à la moutarde, très bon le petit verre de bordeaux bu sur le pouce, pour finir la bouteille. Les amis sont partis sur le coup de six heures. Il reste une longue lisière. On fait couler un bain. Un vrai bain de dimanche soir, avec beaucoup de mousse bleue, beaucoup de temps pour se laisser flotter entre deux riens ouatés, brumeux. le miroir de la salle de bain devient opaque, et les pensées se ramollissent. Surtout ne pas penser à la semaine qui s'achève, encore moins à celle qui va commencer...


Nombre de pages:

93

Evaluation :

♥♥♥♥


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[ 5 ]

# Posté le samedi 05 avril 2008 18:30

N'allez pas croire qu'ailleurs l'herbe soit plus verte... Elle est plus loin et puis c'est tout., Murielle Levraud

N'allez pas croire qu'ailleurs l'herbe soit plus verte... Elle est plus loin et puis c'est tout., Murielle Levraud



N'allez pas croire qu'ailleurs l'herbe soit plus verte... Elle est plus loin et puis c'est tout de Murielle Levraud


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4eme de couverture :

Quand Judith arrive à Bassebourg, royaume des merveilles loufoques, elle ne se doute pas de ce qui l'attend. Car ici les habitants sont décalés : les Brisepaille qui, après des jours heureux, se déchirent sur un malentendu ; la belle et méchante Madeleine Kwa dont seul un demi-c½ur bat ; Flaque, caché derrière une plante verte, qui affectionne les petites chaussures mauves ; Zabriel Arcosse, chasseur émérite devenu femme de chambre ; le père Grossemiette, épiant le monde dans des souterrains secrets... Alors que Judith se prépare à fuir ce pays de doux dingues, le destin en décide autrement : un événement pour le moins étrange vient bouleverser la vie de ce microcosme. Et Judith va découvrir alors les turpitudes et les multiples facettes de l'âme humaine...

Mon point de vue:

Ayant vu ce livre sur ce blog ( Eh oui encore! :p)le titre m'a beaucoup attiré, et je me suis donc décidée à l'acheter. Résultat : assez surprenant ! On entre dans un univers complètement loufoque, déjanté et ce n'est pas désagréable ! Ca se lit plutôt bien même si je ne suis pas une inconditionnelle de ce genre de livre, j'en garderai un souvenir plutôt bon...

Extrait:

La lessive de Judith passait bientôt à l'essorage et elle n'était pas encore revenue, mais c'était tant mieux. Elle n'aurait pas supporté la vue de son linge secoué avec tant de vigueur. En quittant la laverie, elle avait marché dans la rue du Corbeau-Grâce-à-Lui. Une petite pancarte dans une ruelle encore pavée, après la nouvelle église, avait froncé les sourcils. Il était écrit " BBEEHIILOQTU". Elle s'était approchée jusqu'à la prote du bâtiment. La même inscription s'y trouvait, sur une petite plaquette, mais, au-dessous, on avait écrit à la main " BIBLIOTHEQUE, ZUT!". Brusquement, la porte s'ouvrit. Judith recula...

Nombre de pages:

218

Evaluation :

♥♥♥♥♥


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[ 5 ]

# Posté le mardi 08 avril 2008 10:02

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 04:08

BAC !

BAC !
Plus beaucoup d'articles en ce moment !

Mais beaucoup de **" re "** lectures à faire !

Mais pas d'inquiétude ! Le bac de français c'est fini !

Une bonne chose de faite !

Maintenant*** HOLYDAYS*** !

# Posté le mardi 01 juillet 2008 11:15

Modifié le mardi 01 juillet 2008 11:50

Le Barbier de Séville, Beaumarchais

Le Barbier de Séville, Beaumarchais



Le Barbier de Séville de Beaumarchais


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4eme de couverture :

Dès sa deuxième représentation, Le Barbier de Séville étourdit Paris de jeunesse et de gaieté. Un vieux tuteur difficile à duper, une pupille fine mouche, un aristocrate prétentieux et, pour mener la danse, le valet le plus insolent, rusé et spirituel de notre répertoire. Un provocateur qui ose demander, en 1775, combien de maîtres seraient capables d'être domestiques! On peut donc s'amuser au théâtre, et ce Figaro ferait presque oublier Molière et Marivaux. Avec une intrigue italienne, des couleurs espagnoles, des souvenirs de Renart, Pathelin ou Scapin, Beaumarchais fabrique un héros national immortel, éclatant d'intelligence et de malice, dont l'impertinence reste à ce jour inégalée. Il ne faut jamais oublier Figaro, qui nous ordonne de rire, de danser, de vivre et d'être heureux.

Mon point de vue:

Encore une pièce lue pour le bac de français, cette pièce est celle qui précède le Mariage de Figaro, ça se lit très facilement et très rapidement, par contre on retrouve toujours le même schéma de la comédie avec un mariage mis en péril, des opposants etc..Donc pièce à lire pour enrichir sa culture littéraire mais sinon...

Extrait:

Scène XI

BARTHOLO, ROSINE

ROSINE. Vous étiez ici avec quelqu'un, Monsieur?

BARTHOLO. Don Bazile que j'ai reconduit, et pour cause. Vous eussiez mieux aimé que c'eût été monsieur Figaro ?

ROSINE. Cela m'est fort égal, je vous assure.

BARTHOLO. Je voudrais bien savoir ce que ce barbier avait de si pressé à vous dire ?

ROSINE. Faut-il parler sérieusement ? il m'a rendu compte de l'état de Marceline, qui même n'est pas trop bien, à ce qu'il dit.

BARTHOLO. Vous rendre compte! Je vais parier qu'il était chargé de vous remettre quelque lettre.

ROSINE. Et de qui, s'il vous plaît ?

BARTHOLO. Oh! de qui ! De quelqu'un que les femmes ne nomment jamais. Que sais-je, moi ? Peut-être la réponse au papier de la fenêtre.

ROSINE, à part. il n'en a pas manqué une seule. (Haut.) Vous mériteriez bien que cela fût.

BARTHOLO regarde les mains de Rosine. Cela est. Vous avez écrit.

ROSINE, avec embarras. Il serait assez plaisant que vous eussiez le projet de m'en faire convenir.

BARTHOLO, lui prenant la main droite. Moi ! point du tout; mais votre doigt encore taché d'encre ! Hein? rusée signora !

ROSINE, à part. Maudit homme !

BARTHOLO, lui tenant toujours la main. Une femme se croit bien en sûreté, parce qu'elle est seule.

ROSINE. Ah ! sans doute... La belle preuve !... Finissez donc, Monsieur, vous me tordez le bras. Je me suis brûlée en chiffonnant autour de cette bougie; et l'on m'a toujours dit qu'il fallait aussitôt tremper dans l'encre : c'est ce que j'ai fait.

BARTHOLO. C'est ce que vous avez fait? Voyons donc si un second témoin confirmera la déposition du premier. C'est ce cahier de papier où je suis certain qu'il y avait six feuilles; car je les compte tous les matins, aujourd'hui encore.

ROSINE, à part. Oh ! imbécile !...

BARTHOLO, comptant. Trois, quatre, cinq...

ROSINE. La sixième...

BARTHOLO. Je vois bien qu'elle n'y est pas, la sixième.

ROSINE, baissant les yeux. La sixième ? Je l'ai employée à faire un cornet pour des bonbons que j'ai envoyés à la petite Figaro.

BARTHOLO. A la petite Figaro? Et la plume qui était toute neuve, comment est-elle devenue noire? Est-ce en écrivant l'adresse de la petite Figaro ?

ROSINE, à part. Cet homme a un instinct de jalousie!...

(Haut.) Elle m'a servi à retracer une fleur effacée sur la veste que je vous brode au tambour.

BARTHOLO. Que cela est édifiant ! Pour qu'on vous crût, mon enfant, il faudrait ne pas rougir en déguisant coup sur coup la vérité ; mais c'est ce que vous ne savez pas encore.

ROSINE. Eh ! qui ne rougirait pas, Monsieur, de voir tirer des conséquences aussi malignes des choses le plus innocemment faites ?

BARTHOLO. Certes, j'ai tort. Se brûler le doigt, le tremper dans l'encre, faire des cornets aux bonbons pour la petite Figaro, et dessiner ma veste au tambour! quoi de plus innocent?

Mais que de mensonges entassés pour cacher un seul fait !...


Nombre de pages:

123

Evaluation :

♥♥♥♥♥


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[ 5 ]

# Posté le mardi 01 juillet 2008 13:55

Récit d'un branleur, Samuel Benchetrit

Récit d'un branleur, Samuel Benchetrit



Récit d'un branleur de Samuel Benchetrit


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4eme de couverture :

Roman Stern a un vrai problème : les dingues et les dépressifs du globe semblent l'avoir choisi comme confident exclusif. Au comptoir d'un café, dans la rue ou sous un Abribus... A chaque fois, le jeune homme devient la cible privilégiée de tous ceux qui ont besoin de se
plaindre. Et Roman ne s'emporte jamais. Il a toujours été comme ça. Plutôt spectateur qu'acteur, docile, adepte des salles obscures et du repli sur soi. Jusqu'au jour où son alcoolique de tante lui lègue un caniche blanc accompagné d'un joli pactole ! Un coup du sort vite transformé en coup fumant : en créant La société des plaintes, Roman devient écouteur professionnel sans perdre de vue l'essentiel : dans la vie, on ne fait que passer et l'onglet à l'échalote se déguste bien chaud...


Mon point de vue:

Ma critique ne sera pas trop détaillée car j'ai lu ce livre il y a un petit moment et il ne m'en a pas laissé un souvenir impérissable...Ce livre se lit assez vite mais l'histoire ne casse pas des briques et peut rendre ce livre quelquefois ennuyant.

Extrait:

L'idée d'ouvrir mon agence était venue d'un type chiant mais généreux.
Ca s'était passé au Jardin des Plantes. J'aimais bien y aller de temps en temps. Ca me rapellait ma mère, qui m'y emmenait souvent. A l'entrée elle m'achetait un paquet de cacahouètes pour les singes et puis des bonbons pour moi. Et ce qui la faisait rire, c'est que devant les cages des plus grands fauves, des chimpanzés, des ours, je m'amusais avec ces bons bieux pigeons parisiens en leur refilant les cacahouètes des singes.
_ Des pigeons y en a partout, mon Roman chéri...Regarde les lions...Et ce gorille...
Mais moi je continuais à alimenter ces volatiles en liberté sans faire attention aux animaux exotiques qui m'ennuyait derrière leur barreaux.
Je m'étais assis sur un banc en face des girafes dont le cou permettait un étranglement à plusieurs mains. J'aurais pu être en train de lire un bon gros livre mais j'oubliais toujours cette occupation comme j'oubliais d'acheter du pain.
Le type s'était assis près de moi. Il était chiant parce que comme ses collègues il avait l'intention de m'exposer son dégoût du monde. Mais généreux car il proposa de m'offrir un verre...

Nombre de pages:

173

Evaluation :

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# Posté le jeudi 03 juillet 2008 05:28