Exercices de style de Raymond Queneau
. × . : • ° • : . × . : • ° • : . × . : • ° • : . × . : • ° • : . × .
4eme de couverture :
Le narrateur rencontre, dans un autobus, un jeune homme au long cou, coiffe d'un chapeau orné d'une tresse au lieu de ruban. Le jeune homme échange quelques mots assez vifs avec un autre voyageur, puis va s'asseoir à une place devenue libre. Un peu plus tard, le narrateur rencontre le même jeune homme en grande conversation avec un ami qui lui conseille de faire remonter le bouton supérieur de son pardessus.
Cette brève histoire est racontée quatre-vingt-dix-neuf fois, de quatre-vingt-dix-neuf manières différentes....
Mon point de vue:
Un classique... On se prend vite au jeu, et comment ne pas être admiratif devant un travail comme celui-ci... 99 fois la même histoire, et pourtant on ne s'en lasse pas. Un livre surprenant, et qui permet en plus de réviser quelques figures de style ! A lire !
Extrait:
Surprises.
Ce que nous étions serrés sur cette plate-forme d'autobus ! Et ce que ce garçon pouvait avoir l'air bête et ridicule ! Et que fait-il ? Ne le voilà-t-il pas qui se met à vouloir se quereller avec un bonhomme qui - prétendait-il ! ce damoiseau ! - le bousculait ! Et ensuite il ne trouve rien de mieux à faire que
d'aller vite occuper une place laissée libre ! Au lieu de la laisser à une dame !
Deux heures après, devinez qui je rencontre devant la gare Saint-Lazare ? Le
même godelureau ! En train de se faire donner des conseils vestimentaires ! Par
un camarade !
À ne pas croire !
Rêve.
Il me semblait que tout füt brumeux et nacré autour de moi, avec des présences
multiples et indistinctes, parmi lesquelles cependant se dessinait assez
nettement la seule figure d'un homme jeune dont le cou trop long semblait
annoncer déjà par lui-même le caractère à la fois lâche et rouspéteur du
personnage. Le ruban de son chapeau était remplacé par une ficelle tressée. Il
se disputait ensuite avec un individu que je ne voyais pas, puis, comme pris de
peur, il se jetait dans l'ombre d'un couloir.
Une autre partie du rêve me le montre marchant en plein soleil devant la gare
Saint-Lazare. Il est avec un compagnon qui lui dit : «tu devrais faire ajouter
un bouton à ton pardessus.»
Là-dessus, je m'éveillai.
Nombre de pages:
158
Evaluation :
♥♥♥♥♥
. × . : • ° • : . × . : • ° • : . × . : • ° • : . × . : • ° • : . × .
[ 5 ]


