L'attentat de Yasmina Khadra
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4eme de couverture :
Dans un restaurant bondé de Tel-Aviv, une femme fait exploser une bombe qu'elle dissimulait sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, Israélien d'origine arabe opère à la chaîne les innombrables victimes de cet attentat atroce. Au milieu de la nuit, on le rappelle d'urgence à l'hôpital pour lui apprendre sans ménagement que la kamikaze est sa propre femme. Il faudra l'audace rare de Yasmina Khadra pour oser aborder un tel sujet. Dans ce roman extraordinaire, on retrouve toute la générosité d'un écrivain qui n'en finit pas d'étonner par son imaginaire et son humanisme.
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4eme de couverture :
Dans un restaurant bondé de Tel-Aviv, une femme fait exploser une bombe qu'elle dissimulait sous sa robe de grossesse. Toute la journée, le docteur Amine, Israélien d'origine arabe opère à la chaîne les innombrables victimes de cet attentat atroce. Au milieu de la nuit, on le rappelle d'urgence à l'hôpital pour lui apprendre sans ménagement que la kamikaze est sa propre femme. Il faudra l'audace rare de Yasmina Khadra pour oser aborder un tel sujet. Dans ce roman extraordinaire, on retrouve toute la générosité d'un écrivain qui n'en finit pas d'étonner par son imaginaire et son humanisme.
Mon point de vue :
Excellent livre! On y trouve un homme tellement bouleversé et perdu dont la seule idée est de découvrir les raisons pour lesquelles sa femme est devenue kamikaze au milieu du conflit Israël / Palestine...Je regrette juste que perde toute trace de Naveed et Kim jusqu'à la fin du roman mais cela reste un très bon livre!
Extrait :
Je regagne ma voiture et démarre sans u regard dans le rétroviseur. Le pied à fond sur l'accélérateur, je ne vois même pas où je vais. Que je loupe un virage ou que je m'encastre de plein fouet dans une remorque, aucun danger ne m'interpelle. Je crois que c'est exactement ce que je me souhaite, mais la chaussée est cruellement déserte. Qui rêve trop oublie de vivre, disiait ma mère à mon père. Mon père ne l'entendait pas. Il ne décelait ni sa détresse d'amante ni sa solitude de compagne. Il y avait comme un diaphragme invisible entre eux deux, aussi mince qu'une lentille, mais qui les tenait aux antipodes l'un de l'autre. Mon père n'avait d'yeux que pour sa toile, la même, qu'il peignait hiver comme été, surchargeait jusqu'à ce qu'elle disparaisse sous les retouches avant de la reproduire telle quelle sur un autre chevalet, toujours la même, au plus infime détail près, certain d'élever sa Madone menottée au rang de La Joconde, qu'elle lui ouvrirait tout grands les horizons et tapisserait de lauriers les prestigieuses salles où il l'exposerait. C'est parce qu'il en avait plein la vue de cette consécration impossible qu'il ne remarquait rien d'autre autour de lui, ni les frustrations d'une épouse négligée ni la colère d'un patriarche déchu... C'était peut-être ce qu'il m'était arrivé avec Sihem. Elle était ma toile à moi, ma consécration majeure. Je ne voyais que les joies qu'elle me prodiguait et ne soupçonnais aucune de ses peines, aucune de ses faiblesses... Je ne la vivais pas vraiment, non - autrement je l'aurais moins idéalisée, moins isolée. Maintenant que j'y pense, comment aurais-je pu la vivre puisque je n'arrêtais pas de la rêver ?
Nombre de pages :
246
Evaluation :
♥♥♥♥♥
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